
Emmanuelle Chachai
ARTISTE EN ART VISUEL
Originaire de Québec, j’ai grandi avec ma mère et ma grande sœur. J’ai passé une bonne partie de mon enfance dans la petite ville de Loretteville pour plus tard déménager à Saint-Hyacinthe. Pour ceux qui se le demandent, mon nom est d’origine Atikamekw, un peuple autochtone de la Mauricie. On prononce le nom Chachai « Tcha-Tché ».
Tout à commencer le jour où j’ai pu tenir un crayon dans ma main. Déjà toute petite, je me découvre un talent pour le dessin et une passion pour l’esthétisme et la beauté féminine. Les robes de princesse et les films de Barbie ont nourrie mon imaginaire de jeunesse. J’ai le souvenir de ma mère nous lisant des histoires avant d’aller dormir. Mes préférées étaient Le Petit Chaperon Rouge et Hansel et Gretel, sans oublier la version originale de La Petite Sirène, Cendrillon et Raiponce. Nous avions également une collection de livres d’Agatha Christie. Il y avait de petites illustrations en noir et blanc qui me fascinait. Bien qu’elles dégageaient une énergie sinistre, mystérieuse et parfois même d’effroi, je ne pouvaient en détourner le regard. Cette attirance juvénile pour le lugubre et le fantastique laissait alors entrevoir mon futur style artistique. J’ai toujours éprouvé une forte connexion avec les médiats visuels. Pour moi, une simple image est digne des meilleurs romans. Comme le dit si bien Le Corbusier : « Je préfère dessiner à parler. (I prefer drawing to talking) ». Artiste autodidacte, le dessin est pour moi la forme ultime de communication.
Ex-nageuses synchronisée, je cherche toujours à me donner corps et âme à tout ce que j’entreprends. Ce sport, que j’ai adoré pratiquer, a grandement contribué à fortifier ma fibre artistique. Ayant occupée une partie importante de ma vie, la nage synchronisée a également forgé mon caractère influençant ainsi ma vision de la vie.
Après un an passé en design de mode, je décide de me réorienter vers les Arts visuels. C’est en 2020 que je gradue en Arts visuels et Médiatiques au cégep de Saint-Hyacinthe. Dès lors je me suis consacrée à découvrir mon identité artistique et visuelle en plus de déménager dans les cantons de Orford, où je réside présentement.
Pendant cette quête, les dessins animés japonais et les mangas, de même que les téléséries et la musique populaire coréenne, ont fortement influencé mon style et sont devenues une source d’inspiration pour moi.
À l’aide de sujets principalement féminins, je transcris à travers mon art, tout mon amour pour la mode, l’esthétisme, la beauté, le fantastique et le rêve. Peu importe le médium ou le style, les sujets dégagent la beauté, la marginalité, le cynisme et la mélancolie. Des qualités me rappelant les grands maitres Goya et le Caravage qui m’ont grandement inspirée dans ma démarche artistique. D’ailleurs, le clair-obscur est également un style que j’affectionne particulièrement en raison de son caractère dramatique.
Pour mes œuvres, j’avoue avoir un penchant pour le noir, le blanc et le rouge. Lorsque je crée, j’explore et exploite l’harmonie de cette palette de couleurs. Le rouge est pour moi un moyen d’orienter l’œil du lecteur. Ses propriétés versatiles en tant que couleur est ce pourquoi je prends plaisir à l’exploiter.
À travers mes portraits, je cherche à émouvoir mon audience en racontant l’histoire de mes personnages, choisissant soigneusement leurs expressions faciales, leur posture ou leur habillement et créant une ambiance harmonieuse, propre à chacun.
Somme toute, on peut dire que mes créations transcrivent mes traits de personnalité et mon regard sur le monde.
